L'ethnologue
Marie-Laure Schick a effectué sa première recherche en Amazonie péruvienne et colombienne où elle a étudié les transformations du chamanisme indigène (yagua, plus précisément) contemporain, alors qu'il entretient de plus en plus de relations avec la société régionale métisse et urbaine.
Elle s'intéresse également de près au néochamanisme, c'est-à-dire à la résurgence de pratiques «chamaniques», ou se revendiquant comme tel, en Occident, ainsi qu'au développement d'un chamanisme amazonien (métis ou indigène) destiné aux Occidentaux.
Plus globalement, ce sont les relations interculturelles, à l'heure de la mondialisation, entre indigènes d'Amazonie, métis et Occidentaux qui l'interpellent, particulièrement les interactions symboliques entre ces différents acteurs.
Sa recherche actuelle porte sur un programme sanitaire de la Croix-Rouge Suisse en Amazonie équatorienne, plus spécifiquement sur la dimension interculturelle de ce programme qui tente de faire dialoguer biomédecine et les médecines dites traditionnelles.